Site multilingue : WPML, traducteurs humains et IA, ce qui marche vraiment
Un site multilingue réussi repose sur trois choses : un outil qui gère proprement les versions et leurs adresses (WPML sous WordPress), une traduction confiée à des traducteurs humains spécialistes de chaque langue, avec l'IA pour intégrer vite et proprement, et un référencement par langue avec des balises qui disent aux moteurs quelle version montrer à qui. Traduire mot à mot ne suffit pas.
Un site traduit n’est pas un site multilingue
Un site traduit mot à mot parle la langue du siège avec un accent. Les références sont les mauvaises, les mots-clés ne sont pas ceux que les clients du pays tapent, et les moteurs de recherche ne savent pas quelle version montrer. Un site multilingue parle à chaque marché, et cela se décide sur trois points.
L’outil
Sous WordPress, nous utilisons WPML depuis des années, sur des sites de deux à quinze langues. Il gère les traductions de chaque contenu, une adresse par langue, les menus, les formulaires, et les balises de référencement de chaque version. Ce qu’il ne fait pas à votre place : décider de ce qui doit être traduit, et de ce qui doit être adapté ou réécrit pour un marché.
Quand les marchés diffèrent trop, un site par pays vaut mieux qu’un site multilingue : des offres, des équipes et des contenus différents ne tiennent pas dans une traduction. Nous avons déployé les deux modèles pour un même groupe.
La traduction
Nos traductions, ce sont des traducteurs humains qui les font. Un par langue, spécialiste de ses subtilités, linguistiques comme techniques : le mot qu’un boulanger allemand emploie vraiment, la tournure qui passe en japonais et celle qui choque. Une traduction approximative coûte plus cher qu’une absence de traduction, parce qu’elle décrédibilise.
L’intelligence artificielle, nous l’utilisons après, pour tout le reste. Intégrer des dizaines de pages traduites dans le site, y compris en chinois ou en japonais, vérifier qu’aucune version n’a été oubliée, reporter les mises à jour d’une langue à l’autre. C’est là qu’elle nous fait gagner du temps et de l’efficacité, sans toucher au texte des traducteurs.
Le référencement
Chaque version a ses titres, ses descriptions, ses adresses et ses balises de langue et de pays. Sans elles, les versions se font concurrence entre elles et les moteurs montrent l’allemand à un Français. Avec elles, chaque langue est indexée pour son marché. Et lors d’une refonte, le plan de redirections se fait langue par langue et domaine par domaine.
Ce que nous avons appris
Qu’un caractère accentué mal encodé peut casser tout un site en deux langues le jour de la mise en ligne, et qu’on le répare à vingt-deux heures quarante-cinq. Que les équipes locales doivent être dans la boucle dès le début, pas à la relecture. Et qu’un site en trois langues bien faites vaut mieux qu’un site en dix langues approximatives.
À lire aussi
Pour aller plus loin
Trente minutes, trois actions concrètes.
Un projet à lancer, une question à trancher, une problématique à résoudre ? Prenons trente minutes ensemble. Vous repartez avec un regard extérieur sur votre communication et trois choses à faire, que vous les fassiez avec nous ou non.